Mes outils indispensables

Où il est question des pratiques taoïstes qui sont devenues essentielles à mon bien-être

Valérie Van den Berge

3/4/20265 min read

Je veux vous raconter une nouvelle expérience, c’est-à-dire une expérience connue qu’il m’a une nouvelle fois été donné d’expérimenter. Ce n’est effectivement pas la première fois que cette expérience se présente. Et je ressens qu’il temps de la mettre en mots pour vous la partager. Je veux parler de mes « outils indispensables » : les pratiques taoïstes qui sont devenues essentielles à mon bien-être.

Si vous avez suivi mon actualité des dernières semaines, vous savez que j’ai récemment publié un livre sur le thème de l’amour de soi. Et si vous êtes allé jusqu’à lire la quatrième de couverture du livre, vous savez également que j’aborde ce thème sous le prisme taoïste, c’est-à-dire par le biais du corps physique, des automassages et du Sourire Intérieur.

Ce livre est né d’un besoin volontaire ; un besoin qui impliquait nécessairement une action. Ce livre devait être écrit ; il devait exister afin d’être disponible pour toutes les personnes prêtes à le lire. En ce qui me concerne, ce livre était une nécessité. Probablement parce qu’il touche à un de mes outils indispensables, à savoir le Tao Yin.

Je viens d’en faire une nouvelle fois l’expérience. Récemment, d’autres activités m’ont amenée à ne pas pratiquer de Tao Yin. Ces activités me mettaient toutefois en lien avec mon corps : mi-février un stage intensif de Tao de la Guérison Cosmique avec Reinoud pendant une semaine puis, à mon retour, des séances de danse libre chaque soir. À mon sens, puisque ces activités me maintenaient en lien avec mon corps, elles pouvaient compenser l’absence de pratique du Tao Yin. Je les voyais même comme le prochain pas, la suite logique de mon cheminement.

Mais ces derniers jours, mon humeur s’est assombrie de plus en plus fortement, jusqu’à me faire craindre une rechute dépressive. De vieux démons ont été réveillés, des peines de cœur ont refait surface, et avec elles toute la douleur des blessures d’enfance et autres traumas expérimentés ici et là. J’ai pris peur. C’était il y a deux jours et je me souviens que la panique m’a envahie. Il faut savoir que j’ai connu des épisodes de dépression majeure dans ma vie. Depuis, une part enfouie de moi s’inquiète du moindre revirement d’humeur. Avec une immense crainte que ce soit la grande méchante dépression qui fasse son retour (ceux qui ont déjà expérimenté la dépression reconnaîtront de quoi je parle).

Les deux années d’immense fatigue que j’ai traversées en 2023-2025 m’ont obligée à faire des choix stricts en termes de pratique du Tao. Disposant de peu d’énergie, j’ai limité ma pratique à ce qui me semblait le minimum vital : les Yeux Doux tout au long de la journée et le kung fu sexuel en moyenne deux fois par semaine. Je pratiquais souvent les méditations en position allongée – c’était ça ou rien. Et pour ce qui est de la pratique corporelle de Chi Gong, comme il m’était difficile de tenir debout, je lui ai préféré le Tao Yin.

Je pratiquais le Tao Yin de manière régulière, disons en moyenne deux heures par semaine. La plupart du temps, je le pratiquais par envie, parce que cette technique faisait vibrer mon corps et le rendait heureux. Puis, il y a eu des moments où je délaissais le Tao Yin, pour pouvoir me consacrer à d’autres choses. Mais tôt ou tard (généralement en moins de trois semaines), je commençais à me sentir « mal » : manque d’entrain et de joie, humeur légèrement morose voire franchement déprimée. Cela s’est produit plusieurs fois avant que je n’arrive à faire le lien. Et j’ai alors compris que le Tao Yin m’était devenu indispensable si je voulais maintenir mon bien-être et mon humeur au beau fixe.

grayscale photo of woman drowning in water
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Heureusement, j’avais participé la veille à une journée de pratique aux Pays-Bas avec Reinoud et le thème portait justement sur l’énergie prénatale, et donc sur le stress (pour le lien entre l’énergie prénatale et le stress, je vous laisse vous reporter à tout ce que j’ai déjà pu écrire sur le sujet de l’énergie sexuelle, dans mes livres, articles et newsletters). Et il avait de nouveau insisté sur le « maximum trois fois vingt secondes de stress autorisé par an ». C’était donc tout frais dans ma tête : si je sens le stress monter, j’ouvre vite mon Ming Men (cette technique sert à inverser la vapeur : au lieu de faire monter l’énergie dans les surrénales, il faut l’amener dans la zone lombaire, en face du nombril). Sitôt dit, sitôt fait. Et – je ne m’en étonne plus – la panique s’est immédiatement dissipée.

Le soir-même et le lendemain, j’ai mis un point d’honneur à me recentrer et je suis entrée dans le Non-Agir et le repos. Comme toujours, c’est dans ce silence immobile que les réponses sont apparues. Je me suis souvenue que je n’avais plus fait de Tao Yin depuis plus de deux semaines et que cela valait la peine de m’y remettre. Cette pensée seule a suffit à me mettre en joie. Dès que j’ai rejoint mon tapis de pratique, mon corps vibrait et pétillait de nouveau. La légèreté était revenue, ainsi que la joie simple d’exister et de respirer. Mon corps heureux était de retour.

Mon « corps heureux », c’est ainsi que je l’appelle et je sais entre temps qu’il s’agit d’une base indispensable pour moi. À force d’expérience, je sais précisément que le Tao Yin est un outil dont je ne peux pas me passer si je veux maintenir mon équilibre. Parmi toutes les pratiques corporelles, il est celle dont j’ai besoin. Je le pratique en parallèle du travail méditatif avec les organes vitaux et du kung fu sexuel – deux autres techniques qui font partie de mes indispensables.

Il est précieux d’identifier quels sont nos outils indispensables. Chacun est différent et a sa propre voie à suivre. Les outils indispensables de l’un ne seront pas ceux de l’autre. Vous avez vos mentor, coach, thérapeute, maître et enseignant. Écoutez-les, testez leurs outils et utilisez-les avec sérieux (c’est-à-dire avec sincérité et implication). Et ensuite, écoutez-vous et observez. Quels sont les effets de la pratique ? Et que se passe-t-il quand vous interrompez la pratique pendant plusieurs semaines ? Si vous identifiez vos outils indispensables, consignez-les avec soin. Vous saurez comment retomber sur vos pattes la prochaine fois que vous chuterez. Et n’hésitez pas à prévenir plutôt que guérir et à inscrire cette pratique dans votre emploi du temps régulièrement.

Je vous souhaite beaucoup de joie sur votre chemin quelle que soit la couleur du ciel !